Terre de cinéma (suite 2)

 Terre de cinéma (suite 2)

Yves Marchand,

Yves Marchand, un local devenu comédien pour le feuilleton, pose devant sa photo de l’époque.

Les Santaférains ont replongé dans l’univers de Miroir 2000

C’est dans une salle comble et en présence de plusieurs élus du canton et d‘Hervé Gaymard, président du Conseil général, que s’est déroulée jeudi 1 décembre 2011, la soirée de lancement de la vente du double DVD du feuilleton “Les Sesterain ou Miroir 2000”. Le public a pu découvrir sur grand écran, plusieurs extraits du feuilleton tourné en 1969 à Sainte-Foy ainsi que de nombreux témoignages vidéo de ceux qui avaient vécu le tournage.

Et parmi eux, certains étaient présents pour évoquer des anecdotes comme Yves Marchand, qui jouait le rôle de Robert Flandin, le jeune skieur local qui devient le champion auquel les copains s’identifient. « Je me souviens de l’équipe de comédiens. Ils étaient très gentils avec moi. J’étais très jeune, et je commettais des erreurs sans arrêt. Il fallait recommencer la prise à cause de moi mais j’ai beaucoup appris à leurs côtés. »

Ce qu’il a apprécié, c’est aussi de tourner à Sainte-Foy. « Ça me plaisait car j’ai débuté ici. J’ai été inscrit au ski club aux côtés de Léon Empereur ou Jam Arpin. À l’époque, je n’étais pas mauvais et je rêvais de l’équipe de France. Mon fils, a vu les images et m’a dit : “Ta technique de ski est nulle !” Mais à l’époque on skiait comme ça. » Après le tournage, Yves Marchand n’est pas devenu comédien mais cela a été pour lui « une superbe expérience. ».

Le scénario évoquait également les querelles entre le maire qui veut à tout prix créer une station de sport d’hiver et les propriétaires. Un scénario un peu romancé mais qui fait écho à l’histoire de la commune. « En 1950, on parlait déjà de créer une station sur la Sassière, explique le maire Raymond Bimet. Puis finalement elle fut créée bien des années plus tard. Avec le recul cela est pas plus mal. Mais comme dans le feuilleton, le débat à l’époque a été rude et l’encre a beaucoup coulé. »

Pour certains, ce feuilleton a des imperfections mais pour d’autres c’est un témoignage de la vie rurale de l’époque, en montagne. Ça n’était pas facile tous les jours mais il faisait tout de même bon y vivre. Céline Pilati

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