Emile Paganon, créateur de la résistance

Emile Paganon, créateur de la résistance

Emile Paganon, créateur de la résistanceDe 1941 à 1943, Emile Paganon est sergent chef à la section éclaireur skieur du 6e BCA à Gresse,  dans le Vercors, où il vivait avec son épouse Herminie, et son fils Alain. Le 15 janvier 1943, Emile et sa femme perdent tragiquement leur petite fille. Début mars 1943, recherchés par les Allemands, ils décident de fuir et viennent vivre au hameau du miroir de Sainte-Foy chez « la mémé »  (Mme Florina Emprin, née Bal, belle-mère d’Emile).

 

Emile Paganon, Ulysse Bozonnet, une aventure italienne pendant la Résistance

Arrivés à Sainte-Foy, sans papiers, ils sont aidés par Mme Arpin, propriétaire d’un restaurant (aujourd’hui Le Monal). Elle leur conseille de passer par les chemins en contournant le chef-lieu de Sainte-Foy, surveillé par les soldats Allemands. C’est au mois d’avril 1943 qu’Emile Paganon, Ulysse Bozonnet (de Ste Foy), Léon Fraissard (de Montvalezan) et Maurice Empereur (du Villard) envisagent d’être résistants. Résistance qui sera  créée en 1944.

Sauvés par la chienne Myra

Le lendemain, les voilà partis tous deux accompagnés de la chienne Myra en direction du col de Louïe Blanche. Ils arrivent vers 10 h au lieu de rendez-vous et  font l’échange de plis avec un homme habillé en civil qui repart aussitôt de son coté. En repartant, ils croisent Fernand, un berger qui leur propose de prendre le repas avec eux dans son chalet d’alpage, mais Emile refuse. Ils reprennent le chemin de retour, en passant par le col du Petit pour rejoindre la Sassière. Mais l’été était très chaud et leurs sacs très lourds, pesant pas moins de 30 kg avec leur arme. Ils décident de se désaltérer en prenant de la neige d’un névé. Mais tout-à-coup, Ulysse fait signe à Emile, sans un mot, de regarder la chienne. Elle était immobile et avait le poil tout hérissé. Il se passait quelque chose !

Emile, levant les yeux, aperçoit une patrouille de 14 soldats allemands qui avaient dû les repérer un peu plus tôt dans la matinée. Ils étaient certainement à leur recherche. Emile et Ulysse décident de ne plus bouger, sans se faire repérer et d’attendre que les soldats s’éloignent. Dès que le danger fut écarté, ils ramassèrent leur armes et sacs et continuèrent leur progression de retour vers la Sassière, en remerciant vivement Myra, la chienne qui venait de leur sauver la vie.

Céline PILATI

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