Les éleveurs et le loup

Les éleveurs et le loup

 

Les éleveurs et le loup  image1   Les éleveurs et le loup

 

 

 

Cet été, plus de 70 ovins auraient été tués ou auraient disparu à cause du loup. Une situation que ne peuvent supporter les éleveurs de Sainte-Foy et Montvalezan.

Lundi, ils ont rencontré, en maire de Saint-Foy-Tarentaise, les élus locaux et les représentants de la Direction départementale des territoires (DDT), de la Chambre d’agriculteur et du Parc national de la Vanoise, pour tenter de trouver une solution pour se protéger du canidé.

Et celle préconisée par la DTT est de regrouper les troupeaux pour une meilleure surveillance. « En Tarentaise, il n’y a pas de meute installée, a expliqué Cendrine Bornerand de la Protection des troupeaux et groupement pastoral.

Depuis 2007, il y a eu 22 attaques. Il y a eu des années où il n’y a pas eu d’attaque, mais nous devons protéger les troupeaux. Cela demande une réorganisation de votre travail et de votre vie. Nos aides ne sont pas révolutionnaires (gardiennage avec un berger, parc, clôture électrique) mais si on ne fait rien, le loup va en profiter. »

Une solution qui n’enchante guère les éleveurs. « On ne veut pas d’argent, ont-ils réagi. On veut vivre de notre agriculture comme avant, et beaucoup de nous aujourd’hui, sont doubles actifs.

Vous nous proposez de regrouper les troupeaux, mais ici, nous ne sommes pas en plaine. La commune se divise en secteurs, difficiles d’accès, et les animaux sont habitués à pâturer en liberté. Pour les rassembler et les enfermer tous les soirs, ce n’est pas possible. Les mélanger non plus. »

Pourtant, pour Cendrine Borneran, ce système de surveillance a fait ses preuves en Maurienne, où le loup est encore plus présent. « En Maurienne, actuellement, nous avons mis en place, des parcs de grandes tailles électrifiés.

Cela ne garantit pas qu’il n’y ait pas d’attaque mais cela retarde la progression du prédateur, limite le nombre d’attaques et de victimes. À l’heure actuelle, nous avons un bon retour sur la mise en œuvre et son efficacité. »

Grouper les troupeaux et créer un groupement pastoral, comme l’ont aussi fait les éleveurs de Montvalezan, permet aussi d’obtenir une subvention de l’État de 8 200 € à partir de 150 ovins. 

Ce qui permettra d’employer un berger sur quatre mois, avec l’appui de la municipalité pour mettre à disposition un chalet pour les bergers qui surveilleraient les troupeaux. Il restera une participation financière d’environ 20 % pour le groupement.

Le Patou a aussi été évoqué mais cette idée a été refusée par tous, éleveurs et élus, car il y a énormément de randonneurs l’été.

Malgré le sujet sensible, un groupe de travail a été formé à l’issue de cette réunion et quatre secteurs ont été définis avec un référent pour chacun d’entre eux : le Clou, La Motte, Pierre Giret-La Sassière et Arpettaz-Les Monts.

Ils vont prochainement se réunir avec les services de la DTT pour mettre en place des propositions concrètes pour l’été 2013.

Céline Pilati (texte et photos)

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